Décidément, encore Daxueshan. Dans cette région, on peut y trouver de nombreux chemins de randonnée dans une nature aussi préservée que possible. Je n’ai pour ainsi dire jamais été déçu en allant à Daxueshan. Heureusement d’ailleurs, car la route pour y aller n’est pas la plus facile.
Dés les premières centaines de mètres, nous avons été accueillis par un longicorne que je n’avais encore jamais vu.

À environ 2100 mètres d’altitude nous tutoyons les nuages. Ceux-ci remontent régulièrement le longs des pentes de la montagne et lui confèrent une ambiance fantastique, parfois un peu étrange. J’ai tenté des panoramiques avec plus ou moins de bonheur pour essayer de rendre cet effet. Voici le moins raté.

Je suis donc vite retourné à de la photo conventionnelle. J’ai intégré ma compagne dans certaines d’entre elles afin de mieux rendre compte des dimensions du paysage.


Un peu plus loin, nous avons rencontré un Saro de Taïwan, ou Saro de Formose, qui a bien voulu que je le photographie sans s’enfuir. Il a une bonne bouille, il s’agit vraisemblablement d’un jeune individu.

Une courte vidéo est disponible sur YouTube : Saro de Taïwan. L’étrange grincement que l’on peut entendre en bruit de fond est le chant d’insectes locaux, probablement des cigales. Leur chant est continu, obstiné, faiblement modulé et lorsque plusieurs d’entre elles chantent ensemble, la superposition des fréquences donne des résultats pour le moins inquiétants. De la même façon, on peut entendre ce chant sur YouTube.
Un grand arbre creux se tient au bord du chemin. Inévitablement, on a envie de prendre une photo de l’intérieur de l’arbre.


D’impressionnantes façades rocheuses montrent leurs textures et couleurs. La deuxième photo ici laisse deviner les forces titanesques qui s’exercent sous la surface.


Sur la photo suivante, la masse rocheuse ressemble à un monstre, une sorte de baudroie, l’œil fixé sur sa proie, qui s’apprête à ouvrir une gueule invisible.

Lorsqu’on agrandit l’œil du monstre le rendu des couleurs est étonnant. Je n’ai ici appliqué aucun filtre particulier lors du traitement de la photo, c’est la brume qui modifie subtilement les couleurs et les détails pour pour rendre l’impression d’un motif peint.

Quelques autres détails captent mon attention.



Retour au chemin dans la brume.





Comment savoir où certains chemins nous mènent ?

Certains rendus sont particulièrement intéressants en noir et blanc.

Et notamment le suivant qui rappelle les dessins traditionnels chinois. C’est toujours étonnant de retrouver dans la réalité un aspect autrefois découvert sur le papier.

Pendant le retour, on a eu plus de soleil. Heureusement, les arbres nous en protégeaient. Cependant, la brume nous a réservé une dernière petite surprise en produisant une ambiance totalement différente.



Nous ferons d’autres randonnées à Daxueshan. La région a très certainement bien d’autres merveilles à nous montrer.
























































































