Archives de catégorie : Nature

Daxueshan – avril 2024

Encore Daxueshan. La région est vaste, avec de nombreux parcours possibles et très différents les uns des autres. Cette fois-ci, nous ne sommes pas allés à la rencontre des garrulaxes. Nous avons emprunté un chemin de randonnée en pleine forêt comportant un point culminant à un peu plus de deux mille mètres.

Les lieux prêtent à la rêverie ; des arbres immenses, bien droits, des sols et des rochers moussus partout, des myriades de détails à voir, l’air plus frais de l’altitude qui nous soulage de la chaleur moite de la plaine.

C’est une de mes plus jolies séries de photos. C’était la première fois que j’utilisais l’objectif 24 mm que je venais juste d’acquérir. Les prises de vue ne sont pas toujours techniquement parfaites, mais elles sont suffisantes pour rendre l’atmosphère des lieux.

Comme la plupart des objectifs grand-angle, celui-ci a un vignettage assez présent. Le vignettage est la différence de luminosité entre le centre et la périphérie de l’image. Le centre est plus clair que le reste de l’image, les coins surtout sont plus sombres. C’est un défaut normal présent sur la plupart des objectifs à courte focale, même de grande qualité.

Au moment de traiter les photos, il est facile de corriger le vignettage en éclaircissant les coins de l’image, ça peut même se faire automatiquement. A contrario, le vignettage peut être utilisé pour divers rendus, pour vieillir une photo, comme si elle avait été prise un siècle plus tôt quand les objectifs n’étaient pas aussi performants que ceux d’aujourd’hui ; ou tout simplement pour concentrer l’attention du spectateur sur le sujet au centre de l’image.

Quand j’ai vu les photos avec cet effet, j’ai trouvé ce rendu particulièrement approprié à l’atmosphère un peu féerique de la forêt. Donc, au lieu de corriger, je l’ai au contraire augmenté. J’en ai usé et abusé.

Les photos qui suivent ne seront pas commentées. Je n’ai pas cherché à savoir quelle espèce de plante ou de champignon je prenais en photo. J’ai surtout recherché une ambiance. Il faut donc juste regarder et essayer de ressentir…

Daxueshan – novembre 2024

Après avoir photographié les garrulaxes de Daxueshan, je ne pensais pas pouvoir faire vraiment mieux. J’avais utilisé un objectif 70-200 mm qui était tout à fait adapté pour ce sujet, mais cette fois-ci, l’objectif est un 85 mm, une focale fixe dont la qualité est nettement supérieure à celle du précédent.

Je n’ai pas fait beaucoup de photos d’oiseau, mais je les trouve nettement plus réussies que les précédentes.

À Daxue Shan, on trouve aussi l’un des plus grands arbres de Taïwan.

Une souche prise au 24 mm, comme l’arbre plus haut. Le grand-angle apporte une perspective forte en permettant d’être très proche du sujet.

Il n’est pas impossible que je fasse encore des photos dans cette région à l’avenir. On verra ce que je trouverai cette fois là.

Parc écologique de Hsinshu

Dans le nord de Taïwan, dans le comté de Hsinshu, on peut visiter un parc écologique présentant plusieurs espaces à thème. Comme à mon habitude, je me suis contenté de prendre en photo les détails qui m’intéressaient. Je me rends compte avec le temps que j’ai tendance à ne pas penser à ceux qui voient mes photos et qui se retrouvent sans contexte. J’essaierai de penser à l’avenir à prendre davantage de photos d’ensemble.

Quelques bestioles pour commencer…

L’araignée, une néphile, très courante à Taïwan, dépasse sans peine la taille d’une main.

Ici, un japalura de Swinhoé fait du yoga :

Beaucoup d’oiseaux étaient visibles. Je les ai pris pour la plupart au 24mm, un objectif grand-angle qu’on utiliserait plutôt pour du paysage, mais avec d’autres sujets, ça donne des résultats intéressants.

En prenant au grand-angle, on doit se rapprocher très près du sujet, vingt centimètres environ. C’est ce qui donne ce rendu particulier avec l’oie, par exemple. Mais certains n’ont pas très bien pris ce manque de distance.

Quelques autres animaux divers.

Une des principales attractions de ce parc, ce sont les lamas, très attendus par les enfants qui ne les ont finalement pas tant approchés que ça. L’odeur a certainement surpris plus d’un visiteur et ils ont plutôt l’air ombrageux.

Comme je le disais au début, ça manque de plans généraux des différents thèmes du parc. Je vais voir si je peux envisager mes prochaines sessions sous un angle plus documentaire ou reportage.

On aurait pu faire beaucoup plus de photos que ça, mais ensuite, leur traitement est un gros travail, souvent très long, image par image. Si la prise de vues est très rapide, la sélection et le traitement des résultats peuvent prendre des heures.