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Amanohashidate et Ine

En 2024, après un atterrissage à Osaka et une nuit à Kyoto, nous nous sommes rendus en train à Amanohashidate puis plus tard en bus à Ine qui se trouve non loin.

Petite visite d’un temple à Amanohashidate sous la pluie.

Ine est un village de pêcheurs qui a gardé sa forme traditionnelle. Les maisons sont à cheval entre la terre et l’eau. Beaucoup d’entre elles présentent, du côté de la baie, une sorte de remise pour le bateau ; et côté rue, un garage pour la voiture. Pratique.

Mais le moment que j’attendais tout particulièrement était l’excursion sur la baie, pas vraiment pour la baie, je dois dire, mais pour les oiseaux. Ces derniers, goélands et milans noirs, ont une longue habitude de ces passages de bateaux de touristes. À tel point que le débarcadère vend des friandises pour eux, des beignets au poisson. Les volatiles ne se font pas attendre. Le bateau n’est même pas parti que les premiers sont déjà là.

Puis c’est le départ vers la baie et au fur et à mesure que le bateau s’éloigne de la côte, les oiseaux viennent plus nombreux. Côté photos, je ne me suis pas privé.

Sur ces photos, tous les oiseaux ont été pris en plein vol, même le goéland dont la tête est en gros plan. La main qui tient le beignet n’est pas la mienne, mais celle d’un autre touriste.

Les goélands saisissent la nourriture avec leur bec, mais les milans noirs utilisent plutôt leurs pattes pour ensuite porter la nourriture à leur bec. On peut voir que certains oiseaux sont intrigués par l’appareil-photo et me regardent droit dans l’objectif.

De retour à Amanohashidate, nous nous engageons sur le tombolo. Ce mot d’origine italienne désigne une bande de terre produite et entretenue par les mouvements marins. La photo suivante est prise depuis les hauteurs d’Amanohashidate, après avoir emprunté le funiculaire.

Il est assez surréaliste de se promener ainsi sur un mince pont de terre, quelques dizaines de mètres de large seulement, entre deux mers. Les lieux sont aménagés mais sans être excessivement bétonnés.

Aucune photo, aucun récit ne peut rendre l’ambiance de cette promenade. Nous avons eu de la chance, il faisait beau, tempéré, le soir tombait lentement, il y avait peu de monde et nous rentrions tout simplement vers la ville pour trouver un restaurant puis rejoindre l’hôtel. Nous n’avions plus aucun horaire à tenir, plus aucune organisation à respecter. Nous marchions l’esprit léger en ayant l’impression que nous aurions pu demeurer là toute notre vie.

De retour à Kyoto avant notre départ à Osaka, nous avons visité les jardins du palais impérial. C’était une visite imprévue, mais nous avions du temps…

Veille de typhon

Pour marquer le retour à la vie de ce blog, voici juste quelques photos prises le soir du vendredi 10 juillet, la veille de l’arrivée d’un typhon sur Taïwan.

Je me suis essayé à un traitement de couleurs que je n’avais pas l’habitude d’effectuer auparavant qui consiste à saturer de façon sélective les couleurs. Normalement, pousser le curseur de saturation augmente l’intensité de toutes les couleurs mais de façon inégalement ressentie. Le rouge, notamment, est très vite lourdement saturé quand les autres couleurs semblent à peine réagir. Ici, j’ai rehaussé les couleurs froides autour du bleu, sans quoi, l’image paraissait grise en-dehors des zones rougoyantes.

J’espère n’avoir pas exagéré, le rendu des couleurs pouvant être très différent d’un écran à l’autre. J’ai d’ailleurs la nette impression que certains portables et tablettes tendent à exagérer la saturation. Si c’est le cas, il suffit de baisser un peu la luminosité, souvent excessive, pour retrouver un rendu plus naturel.

Quoi qu’il en soit, on retrouve bien ici les ciels torturés caractéristiques des veilles de typhon dans la région.

Ma préférée est la dernière, sûrement la plus cohérente. Si on regarde de près, il y a un léger flou de bouger. Les temps de pose sont longs, une demi-seconde pour la dernière et presque une seconde pour la précédente. Le stabilisateur d’image est très bon, mais il faut quand même être très stable soi-même ainsi que je l’ai vérifié par la suite. Lorsque je m’évertue à ne vraiment pas bouger, le temps de pose peut dépasser la seconde sans flou de bouger visible, ce qui est impossible sans stabilisateur. Il faut toutefois que je m’entraîne, j’utilise rarement cette capacité de l’appareil et je lui en demande peut-être un peu trop.

Voilà donc pour un premier petit article de retour. Je suis en retard de plusieurs années. Déjà, quand le blog était actif, j’étais en retard par rapport à ma production photographique qui n’est pourtant pas pléthorique. Aussi, pour me rattraper plus facilement, certains articles seront seulement des suites de photos sans commentaire.