Caopingtou (草坪頭) est un lieu en altitude, environ 1300 m, connu pour ses nombreux cerisiers et pruniers. Lors de la saison de la floraison, les lieux sont bondés. Les touristes, des Taïwanais pour la plupart, partagent la rue centrale étroite en pente raide avec les voitures qui montent à la recherche du parking qui leur a été attribué à l’entrée qui est payante, et celles qui descendent pour repartir.
Les photos qui suivent sont issues de deux visites à des dates différentes, février 2024 et février 2025. Celles de 2024 sont ensoleillées, celles de 2025 sont plutôt dans la brume. Deux ambiances très différentes donc.
Je ne saurais pas dire quelles fleurs correspondent à des cerisiers ou à des pruniers tant elles se ressemblent (les cerises et les prunes sont d’ailleurs toutes deux des drupes).
J’ai eu l’occasion de prendre en photo un barbet de Taïwan (Psilopogon nuchalis). Cette espèce d’oiseau est endémique de l’île. En chinois, son nom est 五色鳥 (prononcer ou-seu-niao), ce qui signifie oiseau aux cinq couleurs. Il est présent partout, même en ville et son chant caractéristique, une sorte de roucoulement en deux parties obstinément répété, peut être entendu pratiquement partout où l’on se rend.
En revanche, il est très difficile à voir. Ses éclatantes couleurs et sa taille modeste, à peine le gabarit d’un merle, le rendent très difficile à distinguer dans les feuillages.
Celui qui est visible ici s’est signalé, alors que nous étions assis sur un banc disposé sous son arbre, en faisant tomber des petits bouts de bois, produit du creusement de son nid dans le tronc. Je suis donc revenu plus tard avec l’appareil-photo pour tenter de l’immortaliser. Toutefois, mon objectif étant d’une focale trop courte, j’ai dû fortement recadrer les photos pour qu’on y voit quelque chose. C’est loin d’être parfait, mais c’est mieux que rien.
Pour marquer le retour à la vie de ce blog, voici juste quelques photos prises le soir du vendredi 10 juillet, la veille de l’arrivée d’un typhon sur Taïwan.
Je me suis essayé à un traitement de couleurs que je n’avais pas l’habitude d’effectuer auparavant qui consiste à saturer de façon sélective les couleurs. Normalement, pousser le curseur de saturation augmente l’intensité de toutes les couleurs mais de façon inégalement ressentie. Le rouge, notamment, est très vite lourdement saturé quand les autres couleurs semblent à peine réagir. Ici, j’ai rehaussé les couleurs froides autour du bleu, sans quoi, l’image paraissait grise en-dehors des zones rougoyantes.
J’espère n’avoir pas exagéré, le rendu des couleurs pouvant être très différent d’un écran à l’autre. J’ai d’ailleurs la nette impression que certains portables et tablettes tendent à exagérer la saturation. Si c’est le cas, il suffit de baisser un peu la luminosité, souvent excessive, pour retrouver un rendu plus naturel.
Quoi qu’il en soit, on retrouve bien ici les ciels torturés caractéristiques des veilles de typhon dans la région.
Ma préférée est la dernière, sûrement la plus cohérente. Si on regarde de près, il y a un léger flou de bouger. Les temps de pose sont longs, une demi-seconde pour la dernière et presque une seconde pour la précédente. Le stabilisateur d’image est très bon, mais il faut quand même être très stable soi-même ainsi que je l’ai vérifié par la suite. Lorsque je m’évertue à ne vraiment pas bouger, le temps de pose peut dépasser la seconde sans flou de bouger visible, ce qui est impossible sans stabilisateur. Il faut toutefois que je m’entraîne, j’utilise rarement cette capacité de l’appareil et je lui en demande peut-être un peu trop.
Voilà donc pour un premier petit article de retour. Je suis en retard de plusieurs années. Déjà, quand le blog était actif, j’étais en retard par rapport à ma production photographique qui n’est pourtant pas pléthorique. Aussi, pour me rattraper plus facilement, certains articles seront seulement des suites de photos sans commentaire.